Prendre la parole : pourquoi on devrait tous s’y entraîner ?

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On a tous déjà eu ce moment : une idée en tête, mais plus aucun mot au moment de la dire. Une présentation, un entretien, un oral… et soudain, le stress prend toute la place. Avec La parole est un sport de combat, Bertrand Périer part d’un constat simple : bien parler n’est pas réservé aux « grands orateurs ». Ça se travaille. Et surtout, ça peut vraiment changer la manière dont on se fait entendre.

La parole, ça s’apprend

Ce qui m’a accroché, c’est que Périer ne présente pas l’éloquence comme un talent. Il raconte son propre rapport compliqué à l’oralité avant de devenir avocat et enseignant de l’art oratoire. Son objectif est clair : donner des clés pour libérer sa parole et apprendre à s’en servir.

On passe par des situations : gérer son trac, travailler sa posture, utiliser son regard, éviter les tics de langage, construire un discours ou encore improviser. L’idée est que chaque détail compte quand on veut faire passer un message.

Parmi les notions, retiens que :

  • le non-verbal : posture, regard, gestuelle et silences ;
  • la construction d’un discours : introduction, narration, argumentation et conclusion ;
  • la gestion du stress et de la timidité ;
  • le pitch, l’entretien d’embauche et la prise de parole dans les médias ;
  • la communication de crise et les situations où chaque mot peut compter.

En BTS Com’, les mots ne restent pas sur une feuille

En communication, on parle de cible, de message, de stratégie ou d’identité. Mais, il faut bien défendre une idée devant quelqu’un.

Présenter une recommandation, vendre un concept, expliquer une campagne, prendre la parole face à un client ou gérer une situation compliquée : la forme compte autant que le fond.

Le livre fait donc directement écho à ce qu’on peut rencontrer en BTS Communication. Il rappelle qu’un bon message n’est pas forcément un message long. Il faut savoir aller à l’essentiel, choisir ses mots et surtout comprendre à qui l’on parle.

C’est quelque chose que j’ai déjà pu constater en travaillant sur mon propre portfolio : la manière de présenter une information change complètement la façon dont elle est reçue. J’en parle d’ailleurs dans mon article sur mes débuts sur mon site portfolio en BTS communication : erreurs, doutes et apprentissages.

Même logique pour la recherche de stage ou d’alternance : savoir se présenter, envoyer un message qui donne envie de répondre et réussir un entretien, c’est aussi de la communication. J’ai raconté mon expérience et ce qui m’a réellement aidé dans mon article sur trouver un stage ou une alternance en BTS Communication : ma réalité, mes galères, mes apprentissages. 

La parole comme outil, pas comme spectacle

Ce que je trouve intéressant dans le livre, c’est qu’il ne pousse pas à devenir quelqu’un d’autre. Le but n’est pas de parler comme un politicien ou de réciter un discours parfait. Il s’agit plutôt de trouver sa manière de s’exprimer et de la rendre plus efficace.

C’est probablement le point que je retiens le plus : être à l’aise à l’oral ne signifie pas ne plus avoir de stress. Cela signifie savoir quoi en faire.

Pour moi, ce livre est donc moins un manuel pour « devenir un beau parleur » qu’un guide pour apprendre à prendre sa place dans une conversation, une présentation ou un débat. Et quand on se destine à la communication, cette compétence risque de nous servir bien plus souvent qu’on ne le pense.

Pour boucler la boucle : 

Si tu es étudiant, futur communicant ou simplement quelqu’un qui perd ses moyens dès qu’il doit parler devant plusieurs personnes, La parole est un sport de combat vaut le détour. Le livre compte 224 pages dans l’édition Livre de Poche et propose des conseils concrets pour travailler son oralité